SEINS 101 • Mythes et réalités

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      Bien connaître ses seins, c’est les observer régulièrement et rester à l’affût des changements.

      La lutte contre le cancer du sein passe notamment par l’observation des seins, l’examen clinique et la mammographie. La Fondation vous encourage à adopter ces trois pratiques de santé du sein.

       

      1. L’observation des seins

      Il est important de bien connaître ses seins et de les observer attentivement à tout âge.
      Mais encore faut-il savoir ce que l’on cherche. Un mot d’ordre : s’observer régulièrement
      et connaître les signes à détecter. Ce faisant, vous saurez identifier plus facilement les changements persistants et récents et pourrez, le cas échéant, consulter un professionnel de la santé rapidement.

      Bien connaître ses seins, c’est :

      • connaître leur état normal, à l’œil et au toucher
      • reconnaître les changements normaux dus au cycle menstruel, à la grossesse, à l’allaitement
        ou encore au vieillissement
      • connaître et reconnaître les signes associés au cancer du sein

      Bien observer ses seins, c’est :

      • les examiner régulièrement avec ses yeux
      • les palper régulièrement avec ses mains
      • rappeler à son conjoint de rester attentif à tout changement
      • consulter en cas de changement persistant et récent

      C’est vous qui voyez :

      • Il n’y a pas de bonne ni de mauvaise façon d’observer vos seins. Il n’existe pas non plus de marche à suivre précise : vous choisissez la méthode qui vous convient.
      • Il n’y a pas de moment précis pour examiner vos seins. Ce qui importe, c’est de le faire régulièrement : observez-vous au moment le plus pratique pour vous.

      Le guide
      d’observation
      des seins

      Passez à l’action et encouragez les femmes qui vous
      entourent à être vigilantes. Voici les principaux signes auxquels rester attentive :

      Au niveau du sein
      • Changement du volume ou de la forme du sein
      • Changement d’un sein par rapport à l’autre
      • Déformation
      • Masse (bosse) visible ou palpée au niveau du sein
        ou de l’aisselle
      • Inflammation du sein
        ou du bras
      Au niveau de la peau
      • Peau d’orange
      • Épaississement
      • Changement de coloration
      • Rougeur couvrant au moins le tiers du sein
      • Formation de fossettes,
        de petits creux ou de plissements
      • Sensation de chaleur localisée
      • Ulcération ou plaie
      • Nouvelle veine plus apparente
      • Rétraction de la peau
      Au niveau du mamelon
      • Changement d’apparence
      • Écoulement spontané
      • Inversion
      • Déviation
      • Eczéma persistant
        ou ulcération
      Télécharger le guide d’observation des seins

      2. L’examen clinique des seins

      Discutez avec votre médecin de l’examen clinique des seins. De nombreux spécialistes estiment qu’une bonne pratique de santé du sein consiste à procéder à un examen clinique une fois par an ou aux deux ans. Cet examen peut être effectué par différents professionnels de la santé : votre médecin généraliste, votre gynécologue ou une infirmière qualifiée.

      Parlez à votre professionnel de la santé :

      • de toute préoccupation et de tout changement persistant et récent au niveau de vos seins (volume ou forme du sein, écoulement, bosse, etc.)
      • de vos facteurs de risque de cancer du sein (antécédents familiaux, tabagisme, etc.)
      • des éventuels changements à apporter à votre mode de vie pour mettre les chances de votre côté
      • des avantages et limites de l’examen clinique et, à partir de 50 ans, de la mammographie

      L’hérédité a son rôle à jouer.

      Si vous avez des antécédents de cancer du sein ou de l’ovaire dans votre famille (les gens avec qui vous partagez un lien de sang), discutez-en avec votre médecin.

      Vous n’avez pas de médecin de famille ?

      Référez-vous à votre CLSC ou à une clinique sans rendez-vous.

      3. La mammographie

      La mammographie est la méthode la plus efficace pour dépister
      le cancer du sein et la seule à être reconnue scientifiquement capable de diminuer le risque de décès par cancer du sein.
      À partir de 50 ans et jusqu’à 69 ans, vous recevrez une lettre du Programme québécois de dépistage du cancer du sein (PQDCS) vous rappelant d’aller passer une mammographie aux deux ans. Cette lettre sert aussi de prescription médicale.

      Vous n’avez pas de médecin de famille?

      Le PQDCS vous proposera un médecin responsable du suivi de votre mammographie.

      En l’absence d’appareil de mammographie dans votre région :

      Des unités itinérantes de mammographie en partie financées
      par la Fondation du cancer du sein du Québec parcourent la province : consultez le site du PQDCS pour en connaître davantage.

      En lire plus sur la mammographie
      Témoignages

      « On sait que, au Québec, 6200 femmes vont recevoir un diagnostic cette année. Il y a une chose que l’on peut faire : c’est connaître nos seins, les observer et être à l’affût de tout changement. »

      Visionnez le témoignage de Nathalie Le Prohon

      « Un matin en me réveillant, j’ai découvert que j’avais une bosse. »

      Visionnez le témoignage d'Hélène Bertrand

      « Mesdames, deux petites minutes, ça vaut la peine. »

      Visionnez le témoignage de Linda Proulx

      « J’ai eu la confirmation que la maladie n’arrive pas qu’aux autres. J’ai 39 ans, trois enfants; je n’ai jamais fumé et je suis sportive. »

      Visionnez le témoignage de Nancy Audette

      « Quand on connaît bien son corps, on peut découvrir une petite masse minuscule de 8 mm. »

      Visionnez le témoignage de Caroline Perron

      « À la suite d’une mammographie, j’ai fait une observation des seins. Une semaine plus tard, je savais que j’étais atteinte d’un cancer. »

      Visionnez le témoignage de Johanne Babin

      « Il y avait quelque chose qui n’était pas là hier ou la semaine dernière. Personne ne connaît ton corps comme toi-même. »

      Visionnez le témoignage de Brigitte Faulkner

      « Je l’ai découvert en me regardant dans un miroir. »

      Visionnez le témoignage de Claire Gagnon

      « J’ai procédé rapidement. C’est ce qui fait que je suis encore ici pour en témoigner. »

      Visionnez le témoignage de Nathalie Bouthiller

         Foire aux questions

        L’observation des seins est-elle une méthode de dépistage reconnue ?
        Les preuves scientifiques actuelles soutiennent l’efficacité de l’observation des seins en tant que bonne pratique de santé du sein. Cette approche vous aide à mieux connaître vos seins pour pouvoir faire la différence entre une anomalie et les changements naturels qui surviennent au cours du cycle menstruel, de la grossesse, de l’allaitement ou du vieillissement.
        Qui doit adopter les pratiques de santé du sein ?
        • – Toutes les femmes : observez régulièrement vos seins (surtout en présence d’antécédents familiaux ou de facteurs de risque) et passez un examen clinique des seins chaque année ou aux 2 ans.
        • – À partir de 50 ans : participez au PQDCS et procédez à une mammographie aux deux ans. En présence d’un changement, n’hésitez pas à consulter votre médecin.
        L’observation des seins doit-elle être effectuée à une fréquence précise ?
        Il n’existe pas de technique spécifique ni de moment précis à respecter. Vous devez simplement observer régulièrement vos seins avec vos yeux et avec vos mains pour bien les connaître et rester à l’affût de tout changement au niveau de la peau, du sein et du mamelon. Vous pouvez également utiliser un miroir pour mieux observer le dessous des seins.
        Quelle est la différence entre l’observation des seins et l’auto-examen ?
        L’auto-examen n’est plus recommandé. Nous parlons davantage d’observation des seins : plutôt que d’utiliser une marche à suivre complexe et stressante, l’observation des seins est toute simple et encourage les femmes à connaître leurs seins et à les observer régulièrement pour rester attentive à tout changement persistant, au niveau de la peau, du sein et du mamelon.
        Une analyse sanguine permet-elle de dépister un cancer du sein ?
        Non. La mammographie est actuellement le seul examen de dépistage reconnu.
        Doit-on observer seulement le sein?
        Non, il faut aussi prêter attention aux mamelons, à la peau et à la région axillaire (les aisselles).
        La mammographie peut-elle être inconfortable ?
        Oui. La mammographie implique une compression des seins qui peut être inconfortable, voire douloureuse pour certaines femmes. Toutefois, elle est de courte durée et reste le seul examen de dépistage reconnu. Pour en savoir plus, visitez le site du Programme québécois de dépistage du cancer du sein.
        J’ai des implants mammaires, puis-je passer une mammographie ?
        Oui, sauf si les prothèses sont rompues. Si les prothèses sont rompues, l’imagerie par résonance magnétique (IRM) pourrait être utilisée en dépistage. En cas de doute, vous pouvez vérifier auprès de votre médecin ou consulter PQDCS - Région de la Capitale-Nationale
        La mammographie présente t-elle seulement des avantages ?
        Non. La mammographie est le seul examen de dépistage reconnu, mais présente aussi des limites et inconvénients. Pour en savoir plus, visitez le site du Programme québécois de dépistage du cancer du sein.
        Doit-on porter un cache-thyroïde lors de la mammographie ?
        Contrairement à une affirmation erronée de plus en plus répandue, l’utilisation d’un cache-thyroïde n’est pas nécessaire lors d’une mammographie! Non seulement la dose transmise à la thyroïde est extrêmement faible lors d’une mammographie, mais la précision exigée pour la qualité et la conformité des images du sein rend préférable la non-utilisation de cache-thyroïde. Celui-ci risque de masquer des parties importantes du sein et causer une reprise d’examen, doublant au final la dose reçue. mammothyroide.ca
        Quels sont les avantages de participer au Programme québécois de dépistage
        du cancer du sein ?
        Dès l’âge de 50 ans, vous recevrez une invitation à votre domicile qui vous permettra de passer une mammographie sans prescription médicale. Le dépistage par mammographie permet de déceler un cancer plus tôt. Il existe d’ailleurs une réduction du risque de décès par cancer du sein chez les femmes de 50 à 69 ans qui passent une mammographie aux 2 ans. Pour en savoir plus, visitez le site du Programme québécois de dépistage du cancer du sein.
        Une femme peut subir une mammographie ou une échographie les jours
        où elle allaite son enfant ?
        Oui, aucune contre-indication n’existe à cet effet.
        Une mammographie de dépistage effectuée aux deux ans suffit-elle à dépister
        le cancer du sein ?
        Non. Un cancer peut se déclarer entre deux mammographies. Voilà pourquoi il reste important d’observer ses seins entre deux examens, comme de procéder à un examen clinique annuel.
        Y a-t-il une période du cycle menstruel à privilégier pour passer une mammographie ?
        Oui. Il est conseillé de prendre rendez-vous dans les 7 à 10 jours suivant le début des menstruations ou lorsque les seins sont moins sensibles.
        Peut-on prévenir le cancer du sein ?
        Comme on ne connaît pas encore les causes du cancer du sein, il n’est pas possible de le prévenir, sauf en cas de risques génétiques. Adopter de saines habitudes de vie peut cependant aider à diminuer les risques de plusieurs maladies et cancers et mettre toutes les chances de votre côté.
        Une douleur, une raison de paniquer ?
        L’apparition d’une douleur inquiète et angoisse la plupart des femmes. Pour éviter de céder à la panique à la moindre sensation, rappelons qu’une douleur aux seins n’est généralement pas synonyme de cancer du sein. Au cours de sa vie, une femme peut avoir des épisodes de douleurs aux seins. Si ceux-ci ne sont pas liés au cycle hormonal ou simplement musculaires, alors il ne faut pas hésiter à consulter.
        Qu’attendre alors de son médecin ou de son gynécologue ?
        En plus d’un examen physique de vos seins, votre médecin vous interrogera sur vos antécédents et éventuels facteurs de risque, sur votre situation médicale et hormonale. Puis, en fonction de ces éléments et du contexte, il discutera avec vous du suivi nécessaire selon votre situation.

        Contact

        Soutien et information :
        1 877 990-7171, poste 250
        www.rubanrose.org soutien@rubanrose.org
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