Et vous? Pourquoi le faites-vous?

Au Québec, nous sommes près de 80% à ne pas observer régulièrement nos seins. On a pourtant toutes une bonne raison de prendre la santé de nos seins en main. Que ce soit pour nous rassurer, pour prendre le contrôle de notre santé ou encore pour les gens que nous aimons, nos raisons sont notre motivation.
Et vous? Quelle est votre motivation? Laissez-vous inspirer par les motivations de femmes et partagez vos motivations pour mieux en inspirer d’autres.

Je le fais pour prendre le contrôle de ma santé

Prendre la santé de vos seins en main, c’est décider de prendre le temps de les observer fréquemment et rester à l’affût des changements.

La lutte contre le cancer du sein passe notamment par l’observation des seins, l’examen clinique et la mammographie. La Fondation vous encourage à adopter ces trois pratiques de santé du sein.

 

1. L’observation des seins

Il est important de bien connaître ses seins et de les observer attentivement à tout âge. Un mot d’ordre : s’observer régulièrement et connaître les signes à détecter. Vous saurez alors identifier plus facilement les changements récents et persistants et pourrez, le cas échéant, consulter un professionnel de la santé rapidement. Encore faut-il savoir quoi observer…

Connaître ses seins, c’est :

  • connaître leur état normal, à l’œil et au toucher
  • reconnaître les changements normaux dus au cycle menstruel, à la grossesse, à l’allaitement
    ou encore à l’âge
  • connaître et reconnaître les signes associés au cancer du sein

Observer ses seins, c’est :

  • les examiner régulièrement avec ses yeux
  • les palper régulièrement avec ses mains
  • rappeler à son conjoint de rester attentif à tout changement
  • consulter en cas de changement récent et persistant

Prendre le contrôle de sa santé, on en est toutes capables :

  • Il n’y a pas de bonne ni de mauvaise façon d’observer vos seins. Il n’existe pas non plus de marche à suivre précise : vous choisissez la méthode qui vous convient
  • Il n’y a pas de moment précis pour examiner vos seins. Ce qui importe, c’est de le faire fréquemment : observez-vous au moment le plus pratique pour vous

Le guide
d’observation
des seins

Passez à l’action et encouragez les femmes qui vous
entourent à être vigilantes. Lorsque vous notez un changement récent et persistant, consultez rapidement. N’oubliez pas que la présence d’un de ces signes ne signifie pas nécessairement que vous avez un cancer du sein.
Voici les principaux signes auxquels rester attentive :

Au niveau du sein
  • Changement du volume ou de la forme du sein
  • Changement d’un sein par rapport à l’autre
  • Déformation
  • Masse (bosse) visible ou palpée au niveau du sein
    ou de l’aisselle
  • Inflammation du sein
    ou du bras
Au niveau de la peau
  • Peau d’orange
  • Épaississement
  • Changement de coloration
  • Rougeur couvrant au moins le tiers du sein
  • Formation de fossettes,
    de petits creux ou de plissements
  • Sensation de chaleur localisée
  • Ulcération ou plaie
  • Nouvelle veine plus apparente
  • Rétraction de la peau
Au niveau du mamelon
  • Changement d’apparence
  • Écoulement spontané
  • Inversion
  • Déviation
  • Eczéma persistant
    ou ulcération
Télécharger le guide d’observation des seins Télécharger le guide des signes et symptômes

2. L’examen clinique des seins

Discutez avec votre médecin de l’examen clinique des seins. De nombreux spécialistes estiment qu’une bonne pratique de santé du sein consiste à procéder à un examen clinique une fois par an ou aux deux ans. Cet examen peut être effectué par différents professionnels de la santé : votre médecin généraliste, votre gynécologue ou une infirmière qualifiée.

N’hésitez pas à parler à votre professionnel de la santé :

  • de toute préoccupation et de tout changement au niveau de vos seins (volume ou forme du sein, écoulement, bosse, etc.)
  • des avantages et limites de l’examen clinique et de la mammographie
  • des éventuels changements à apporter à votre mode de vie pour mettre les chances de votre côté
  • de vos facteurs de risque de cancer du sein

L’hérédité a son rôle à jouer.

Si vous avez des antécédents de cancer du sein ou de l’ovaire dans votre famille (les gens avec qui vous partagez un lien de sang), discutez-en avec votre médecin. Saviez-vous que 5 à 10 % de cancer du sein sont attribuables à l’hérédité?

Vous n’avez pas de médecin de famille?

Référez-vous à votre CLSC ou à une clinique sans rendez-vous.

3. La mammographie

La mammographie est la seule méthode de dépistage précoce reconnue qui permet de diminuer le risque de décès par cancer du sein parmi les participantes du Programme québécois de dépistage du cancer du sein (PQDCS). À partir de 50 ans et jusqu’à 69 ans, vous recevrez une lettre du PQDCS vous rappelant d’aller passer une mammographie aux deux ans. Cette lettre sert aussi de prescription médicale.

Vous n’avez pas de médecin de famille?

Le PQDCS vous proposera un médecin responsable du suivi de votre mammographie.

En l’absence d’appareil de mammographie dans votre région :

Des unités itinérantes de mammographie en partie financées
par la Fondation du cancer du sein du Québec parcourent la province : consultez le site du PQDCS pour en connaître davantage.

SEINS 101 • Mythes et réalités

Démystifiez la santé du sein : testez vos connaissances
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      Témoignages

      « Mesdames, deux petites minutes, ça vaut la peine. »

      Visionnez le témoignage de Linda Proulx

      « J’ai eu la confirmation que la maladie n’arrive pas qu’aux autres. J’ai 39 ans, trois enfants; je n’ai jamais fumé et je suis sportive. »

      Visionnez le témoignage de Nancy Audette

      « J’ai procédé rapidement. C’est ce qui fait que je suis encore ici pour en témoigner. »

      Visionnez le témoignage de Nathalie Bouthiller

      « Il y avait quelque chose qui n’était pas là hier ou la semaine dernière. Personne ne connaît ton corps comme toi-même. »

      Visionnez le témoignage de Brigitte Faulkner

      « On sait que, au Québec, 6200 femmes vont recevoir un diagnostic cette année. Il y a une chose que l’on peut faire : c’est connaître nos seins, les observer et être à l’affût de tout changement. »

      Visionnez le témoignage de Nathalie Le Prohon

      « Quand on connaît bien son corps, on peut découvrir une petite masse minuscule de 8 mm. »

      Visionnez le témoignage de Caroline Perron

      « Je l’ai découvert en me regardant dans un miroir. »

      Visionnez le témoignage de Claire Gagnon

      « Un matin en me réveillant, j’ai découvert que j’avais une bosse. »

      Visionnez le témoignage d'Hélène Bertrand

      « À la suite d’une mammographie, j’ai fait une observation des seins. Une semaine plus tard, je savais que j’étais atteinte d’un cancer. »

      Visionnez le témoignage de Johanne Babin

         Foire aux questions

        Quelle est la différence entre l’observation des seins et l’auto-examen?
        L’auto-examen n’est plus recommandé. Plutôt que d’utiliser une marche à suivre complexe et stressante, nous parlons davantage d’observation des seins. Observer ses seins c’est tout simplement les regarder, les palper et surtout, savoir reconnaitre l’apparition de signes associés au cancer du sein. Nous encourageons donc les femmes à connaître leurs seins et à les observer régulièrement pour rester attentive à tout changement récent et persistant, que ce soit au niveau de la peau, du sein ou du mamelon. C’est à vous de déterminer comment et à quel moment vous observer. L’important c’est de le faire fréquemment.
        L’observation des seins doit-elle être effectuée à une fréquence précise?
        Il n’existe pas de technique spécifique ni de moment précis à respecter. Vous devez simplement observer régulièrement vos seins avec vos yeux et avec vos mains pour bien les connaître et rester à l’affût de tout changement au niveau de la peau, du sein et du mamelon. Vous pouvez également utiliser un miroir pour mieux observer le dessous des seins.
        Un changement ou un signe observé veut-il dire cancer et chimiothérapie?
        Sachez que la plupart des signes observés par les femmes ne sont pas des cancers. Si un cancer était diagnostiqué, la chimiothérapie serait l’un des moyens de combattre la maladie, mais ce n’est pas le seul. Nous croyons qu’en observant fréquemment vos seins, vous mettez toutes les chances de votre côté pour diminuer le fardeau de la maladie.
        Une douleur, une raison de paniquer?
        L’apparition d’une douleur inquiète et angoisse la plupart des femmes. Pour éviter de céder à la panique à la moindre sensation, rappelons qu’une douleur aux seins n’est généralement pas synonyme de cancer du sein. Au cours de sa vie, une femme peut avoir des épisodes de douleurs aux seins. Si ceux-ci ne sont pas liés au cycle hormonal ou simplement musculaires, alors il ne faut pas hésiter à consulter.
        La taille ou le volume d’un sein peuvent-ils influencer mon observation?
        Non. Toutes les femmes ont des seins (incluant les mamelons) très différents : en taille, en volume, en texture, en densité, en couleur, etc. L’important, c’est de prendre le temps de connaître nos seins, de savoir ce qui est normal pour nous et d’être attentives aux changements récents et persistants. La taille des seins n’a aucune incidence sur le risque de cancer du sein. D'ailleurs, saviez-vous que 1% des cancers du sein touchent les hommes?
        Je n’ai pas d’antécédents familiaux de cancer du sein, suis-je concernée?
        Oui. Il est important de vous observer les seins, car la majorité des femmes qui développent un cancer du sein n’a pas d’antécédents familiaux. À ce propos, saviez-vous que les antécédents paternels comptent tout autant que les antécédents maternels?
        Je fais du sport et mange sainement, suis-je protégée?
        Adopter de saines habitudes de vie diminue effectivement les risques de cancer du sein. Toutefois, rien ne peut vous mettre à 100 % à l’abri d’un risque de cancer du sein.
        Je suis une jeune femme, dois-je quand même observer mes seins?
        Le cancer du sein ne fait pas de discrimination et peut survenir à tout âge. Saviez-vous que chez les femmes de 20 à 49 ans, 36 % des cancers diagnostiqués sont des cancers du sein? Ce dernier constitue de surcroit la première cause de décès par cancer dans ce groupe d’âge.
        J’ai plus de 70 ans et ne suis plus admissible au PQDCS, devrais-je observer mes seins?
        Il faut continuer de vous observer les seins à tout âge. Bien que la majorité des cancers du sein se déclare entre 50 et 69 ans, un nombre significatif de cas concernent les plus de 70 ans. N’hésitez pas à parler à un professionnel de la santé du suivi que vous pouvez continuer de faire pour la santé de vos seins, et rappelez-vous que l’observation des seins en fait partie.
        J’ai des implants, puis-je m’observer les seins?
        Il est tout à fait possible de connaître ses seins et d’en observer les changements, même si l’on a des implants.
        Je suis enceinte ou j’allaite, puis-je m’observer les seins?
        Il est important de continuer d’observer ses seins en tout temps, car la maladie peut survenir à tout moment. En cas de doute, discutez-en avec votre médecin.
        Si je fais régulièrement une mammographie ou un examen clinique des seins,
        est-ce utile de m’observer?
        La mammographie et l’examen clinique des seins sont deux des trois pratiques favorisant la santé des seins. Les trois pratiques sont complémentaires et, ainsi, il est important de procéder également à l’observation des seins, car un cancer du sein peut se développer entre deux examens cliniques ou deux mammographies.
        J’ai déjà eu un cancer et on m’a traitée : devrais-je m’observer?
        Il est important de continuer d’observer ses seins et d’être à l’affût des signes de cancer, car, malheureusement, tant qu’il vous reste des tissus mammaires, un risque de cancer subsiste. De plus, le risque d’avoir un cancer dans l’autre sein reste aussi présent.
        Qui doit adopter les pratiques de santé du sein?
        • Toutes les femmes : observez régulièrement vos seins et passez un examen clinique des seins chaque année ou aux 2 ans.
        • À partir de 50 ans : participez au PQDCS et procédez à une mammographie aux deux ans. En présence d’un changement, n’hésitez pas à consulter votre médecin.
        Qu’attendre de son médecin ou de son gynécologue?
        En plus d’un examen physique de vos seins, votre médecin vous interrogera sur vos antécédents et éventuels facteurs de risque, sur votre situation médicale et hormonale. Puis, en fonction de ces éléments et du contexte, il discutera avec vous du suivi nécessaire selon votre situation.
        Connaissez-vous les mythes entourant le cancer du sein?
        Plusieurs études scientifiques ont démontré que les éléments suivants n’avaient pas de lien avec le cancer du sein : l’utilisation d’antisudorifique, le port de soutien gorge à armature, le port d’implants mammaires, un coup sur la poitrine.

        La virée rose commence en juin!

        Venez rencontrer nos ambassadrices de la santé du sein qui font le tour de la province à bord de notre autobus rose. Le temps d’une pause santé, seule ou accompagnée, montez à bord pour vous informer. Une expérience interactive et ludique vous y attend. Nos ambassadrices répondront à toutes vos questions. C’est le temps d’en profiter!

        Pour connaître les dates et les villes de la tournée, abonnez-vous à la page Facebook de la Fondation.